Idée #102. L'application de tous les savoirs

Idée #102. L’application de tous les savoirs

Une app à tout faire !

Une idée de Hub.

13 novembre 2035. Léa se réveille de bonne humeur. Son petit déjeuner englouti, elle se connecte depuis sont écran holographique à l’application de tous les savoirs de son université, l’UCL. Elle est bien décidée à concrétiser l’excellente idée qu’elle a eue hier soir, juste avant de s’endormir. Léa est étudiante en sociologie et réalise son mémoire sur une vieille série télévisée qui a suscité un énorme engouement dans les années 2010-2020, « Game of Thrones ». Son idée ? Créer un site web qui répertorie précisément les blessures et traumatismes subis par les personnages des films. Léa a en tête qu’il y a sans doute des statistiques intéressantes à faire à ce sujet.

Une fois identifiée sur l’application de tous les savoirs, Léa indique en quelques mots la nature de son projet. L’agent intelligent de l’application détermine qu’elle doit d’abord apprendre à réaliser un site web et qu’elle doit ensuite suivre quelques modules concernant le squelette humain, les organes internes et bien sûr les blessures et leurs conséquences. En option, elle pourrait aussi suivre un module sur les blessures fréquentes et leurs conséquences au Moyen-Âge. En ce qui concerne les stats, elle a déjà tout le bagage nécessaire, car elle a validé les modules concernés l’année précédente.

Léa indique qu’elle va commencer par le site web. Elle a trois choix : utiliser un outil existant, créer un site web elle-même à l’aide d’un outil « wysiwyg » (interface utilisateur) ou encore tout faire à la main, ce qui prend plus de temps, mais permet d’obtenir exactement ce qu’elle désire. Elle opte pour cette troisième solution en se disant que cette connaissance lui sera utile plus tard. Un schéma coloré apparaît sur son écran, lui indiquant quelles sont les étapes à parcourir jusqu’au résultat final. Elle sélectionne le premier module : « Les bases de HTML6 ». La leçon dure à peu près une heure et est divisée en petites unités. Il y a un prérequis, le module « Édition de texte », mais Léa l’a déjà validé alors qu’elle était dans l’enseignement secondaire.
Si elle n’a aucune difficulté à réaliser les exercices qui suivent les explications des trois premières unités du module « Les bases de HTML6 », elle coince sur ceux de la quatrième unité. Elle sélectionne le bouton d’aide. Quelques minutes plus tard, Pierre, un autre étudiant qui a suivi le module quelques semaines plus tôt, l’appelle en visioconférence et lui explique ce qui ne lui semblait pas clair. Léa est sauvée ! Pierre attache une note sur la partie confuse de la quatrième unité : personne ne se trompera désormais plus. L’étudiant a été bien payé de ses explications : il ira boire un verre avec Léa ce soir. Léa, quant à elle, termine le module « Les bases de HTML6 » sans aucunes difficultés. La réussite du module débloque d’autres modules, « HTML6, niveau moyen » et « Les bases de CSS4 » dont elle va avoir besoin pour son site. Une notification lui indique que des explications supplémentaires liées à HTML6 sont apparues dans le module « livre électronique » qu’elle a suivi l’an passé, à l’époque où elle envisageait de devenir écrivaine. Elle lira ces nouvelles explications ce soir. Enfin, cela dépendra de l’issue de son rendez-vous avec Pierre…

En 2035, l’enseignement des savoirs se fera par petits modules fortement connectés les uns aux autres. La sélection de ces modules se fera en fonction de buts d’apprentissage précis. Les grandes divisions actuelles des savoirs ne disparaîtront pas, mais seront plus poreuses, permettant à une étudiante en sociologie de suivre des cours d’informatique et d’anatomie. L’outil informatique sera très largement utilisé ; il sera vu non comme une fin en soi, mais comme un moyen, au même titre que le papier sur lequel tant de connaissances ont été et continueront d’être inscrites. Allez, ne jetez pas vos papiers et crayons !

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